Lorsque les muscles et les ligaments du plancher pelvien s’affaiblissent pour une raison quelconque et ne peuvent plus fournir à l’utérus le soutien nécessaire, apparaît l’affection appelée « descente d’utérus ». Privé de ce soutien, l’utérus glisse progressivement vers le vagin et, dans certains cas, sort du vagin.
Bien qu’elle s’observe souvent chez les femmes ayant eu plusieurs accouchements par voie basse ou entrées en ménopause, la descente d’utérus peut survenir chez des femmes de presque tout âge.
Attention : la descente d’utérus n’est dans bien des cas pas isolée. La descente d’autres organes peut l’accompagner !!!
Dans de nombreux cas, la descente d’utérus s’accompagne également de celle de la vessie et du rectum (où les selles sont stockées en dernier). Ils doivent donc impérativement être évalués en détail lors de l’examen. Cette évaluation détaillée constitue la première étape, la plus importante, qui influence la réussite du traitement ultérieur.
La descente d’utérus est évaluée en quatre stades différents selon sa sévérité. Les stades léger, modéré, sévère et très sévère se distinguent facilement les uns des autres par leurs signes et leurs plaintes ainsi que par l’examen gynécologique. Aujourd’hui, grâce aux interventions réalisées par chirurgie robotique, la descente d’utérus peut être totalement traitée.
Les signes de la descente d’utérus
Les descentes de premier degré (au début) ne donnent généralement aucun signe. Elles s’observent souvent chez les femmes ayant accouché par voie basse. Mais avec les descentes de degré moyen, les signes commencent à apparaître. Parmi les signes les plus fréquents figurent une sensation de pesanteur dans la région du bassin, la sortie d’organes hors du vagin sous forme de masse et, chez certaines patientes, des fuites urinaires.
Avec la descente d’utérus, on peut observer à la fois des fuites urinaires et une impossibilité d’uriner !!!
Par ailleurs, des saignements vaginaux, des infections urinaires à répétition, une constipation et des difficultés lors des rapports sexuels font aussi partie des signes de la descente d’utérus. Dans les descentes de premier degré, on privilégie généralement des traitements préventifs. Mais lorsque l’affection a progressé, l’intervention chirurgicale devient inévitable.
Au stade de la descente très sévère, on réalise une hystérectomie, au cours de laquelle l’utérus est retiré. Ces dernières années, ce geste peut être réalisé facilement grâce à la chirurgie robotique.
L’opération de chirurgie robotique
Aujourd’hui, la chirurgie robotique fait partie des méthodes les plus souvent choisies pour l’hystérectomie. Parce qu’elle offre, par rapport à la méthode laparoscopique classique, une image en trois dimensions et agrandie, permet des gestes plus délicats et crée un environnement opératoire confortable tant pour le médecin que pour la patiente, l’intervention peut être réalisée avec plus de succès et en moins de temps grâce à la chirurgie robotique.
Faut-il obligatoirement retirer l’utérus en cas de descente d’utérus ?
Il n’est pas obligatoire de retirer l’utérus en cas de descente d’utérus. La descente peut être traitée sans retirer l’utérus, en le suspendant aux ligaments solides situés dans l’abdomen. Ces interventions difficiles, comportant des détails très fins, peuvent être réalisées plus facilement par chirurgie robotique.
Par ailleurs, le fait de réaliser l’intervention par une petite incision grâce à la chirurgie robotique réduit aussi considérablement la durée d’hospitalisation et la durée de récupération après l’opération.
Comme l’intervention robotique se fait avec le minimum possible de gestes sur la patiente, le risque de léser les tissus environnants pendant l’opération et le risque de complications dans la zone après l’opération diminuent fortement.
