Les règles douloureuses : fatalité, règle ou maladie ?

Quels problèmes gynécologiques conduisent à des règles douloureuses (dysménorrhée) ? Dans un cycle menstruel sain, les saignements sont plus abondants les un ou deux premiers jours des règles. Pendant cette…

19.07.2019 2 min
Les règles douloureuses : fatalité, règle ou maladie ?
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Quels problèmes gynécologiques conduisent à des règles douloureuses (dysménorrhée) ? Dans un cycle menstruel sain, les saignements sont plus abondants les un ou deux premiers jours des règles. Pendant cette période, les douleurs sont généralement légères.

Cependant, dans certains cas, les douleurs qui surviennent sont assez intenses pour limiter les activités quotidiennes. Ces situations sont appelées « dysménorrhée (règles douloureuses/intenses) ». Le Dr Taner Usta, maître de conférences et spécialiste en gynécologie-obstétrique, a présenté des informations très utiles sur les problèmes gynécologiques responsables de la dysménorrhée.

QUELS SONT LES SIGNES DES RÈGLES DOULOUREUSES (DYSMÉNORRHÉE) ?

Le cycle menstruel commence avec le premier jour du saignement vaginal. Pendant le saignement, l’utérus se contracte fortement, ce qui provoque la douleur.

L’augmentation du taux de prostaglandine dans l’utérus fait que celui-ci se contracte plus fortement. Lorsque la douleur qui survient siège dans le bas de l’abdomen et prend la forme de crampes, accompagnée de maux de tête, de nausées, de vomissements et de vertiges, c’est le signe de règles douloureuses (dysménorrhée).

IL EXISTE DE NOMBREUX FACTEURS

De nombreux facteurs peuvent provoquer une dysménorrhée. La plupart d’entre eux sont des affections intra-utérines. Des affections telles que l’endométriose, qui survient lorsque la couche interne de l’utérus s’implante en dehors de l’utérus, les fibromes se formant dans les parois utérines, l’adénomyose, observée lorsque le tissu interne de l’utérus s’étend vers la couche musculaire, et la maladie inflammatoire pelvienne, qui survient lorsque les organes reproducteurs sont infectés, figurent parmi les principales causes de dysménorrhée.

Par ailleurs, l’utilisation d’un dispositif intra-utérin comme moyen de contraception, les adhérences survenant au niveau des organes reproducteurs, les kystes de l’ovaire et le syndrome prémenstruel peuvent entraîner une dysménorrhée. Tout cela est considéré comme une dysménorrhée secondaire, car à ce stade la dysménorrhée survient en lien avec une affection.

TRAITEMENT DE LA DYSMÉNORRHÉE

La dysménorrhée se divise en « primaire » et « secondaire ». Les douleurs qui surviennent avec la sécrétion naturelle de prostaglandine sont dites primaires, et celles qui surviennent en lien avec une affection sont dites « secondaires ».

Le traitement de la dysménorrhée primaire vise généralement à supprimer la douleur ou à la maîtriser. À ce stade, divers myorelaxants ou antalgiques sont privilégiés. Dans les situations plus sévères, un traitement hormonal aide à maîtriser les douleurs. Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (antalgiques) sont utilisés pour freiner la production de prostaglandine dans l’utérus.

Le traitement de la dysménorrhée secondaire vise, lui, à supprimer l’affection responsable de la dysménorrhée. Lorsque l’affection responsable des douleurs est éliminée, la dysménorrhée disparaît également.

Dr Taner Usta, maître de conférences
Spécialiste en gynécologie-obstétrique

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